Culture : mes 10 propositions

A l’heure où nous commémorons des attaques contre les libertés, n’oublions pas le rôle essentiel de la culture dans notre pays. Celle-ci doit participer au redressement de la France. Je veux une cité, une République, une Nation dans laquelle la culture soit partout. Chaque enfant, de chaque quartier, quel que soit son milieu, doit avoir accès au meilleur de la culture. C’est le projet républicain et les 10 propositions que je porte.

Promouvoir la liberté de création et son corollaire, la liberté de diffusion artistique, récemment inscrites dans la loi et désormais protégées par le juge, face aux attaques croissantes des populistes et des intégristes.

Renforcer l’éducation artistique et culturelle en agissant sur la complémentarité entre temps scolaire et temps périscolaire, en intégrant de nouveaux apprentissages comme l’architecture, en développant fortement les résidences d’artiste dans les établissements scolaires du primaire au lycée (sur la base : 1 artiste = 1 établissement scolaire).

Rendre effectif l’égal accès de tous à la culture pour toutes les générations et pour tous les territoires : soutien aux pratiques amateurs, à l’éducation populaire, à la lecture publique, au réseau des Cinémas art et essai, à la place de l’art dans l’espace public (1 % « travaux publics » pour financer des manifestations culturelles dans l’espace public).

Construire, dans le cadre du newdeal européen que je propose et à l’heure du marché unique numérique, une politique culturelle européenne pour mettre un terme à une harmonisation par le bas qui, sous la pression des GAFA, attaque le droit d’auteur et menace les dispositifs nationaux de financement de la création comme la territorialisation des aides.

Soutenir nos industries culturelles qui contribuent de manière dynamique à la croissance et à l’emploi et qui bénéficient à cette fin d’un dispositif vertueux de crédits d’impôt à mettre à l’actif de l’actuel quinquennat. Provoquer la mutation du Centre national des variétés (CNV) dont les missions ont été élargies et les ressources libérées d’un plafonnement trop contraint, en véritable Centre national de la musique (CNM).

Élargir aux artistes indépendants (écrivains, plasticiens, photographes…) la politique de soutien à l’emploi culturel conduite durant ce quinquennat et qui a permis, par la loi et avec la contribution active des partenaires sociaux du secteur, de préserver le statut des intermittents du spectacle.

Lancer un acte II de la décentralisation culturelle en clarifiant les interventions de l’État et des collectivités locales par l’élaboration de projets culturels territoriaux (PCDT).

Accompagner le développement des lieux dits émergents ou encore intermédiaires où se fabrique, avec les jeunes générations d’artistes, la création contemporaine et mieux reconnaître l’innovation artistique, les nouveaux médias et l’entrepreneuriat culturel. 

Protéger activement, avec des moyens budgétaires accrus, le Patrimoine qui est un bien commun auquel la République a consacré une grande loi fondatrice dès 1913. Porter ainsi une attention toute particulière à la préservation des centre-bourgs historiques souvent dévitalisés dans nombre de petites et moyennes villes, à l’enjeu de la transition numérique pour les archives ou encore au financement pérenne de l’archéologie préventive.

Promouvoir, en Europe et dans le monde, la culture et la langue françaises qui sont indissociables. Protéger la diversité culturelle dans les négociations des traités internationaux. Continuer à être à l’initiative dans la protection du patrimoine de l’humanité si gravement menacé dans les zones de conflit armé.