Je suis né le 7 juillet 1960 à Suresnes, en Ile-de-France et je suis le père de 4 enfants. J’ai enseigné pendant 17 ans comme professeur de philosophie dans les lycées et les universités.

Je suis candidat à la présidence de la République.

Mon engagement en politique remonte à 1992

J’intègre d’abord le cabinet d’Henri Emmanuelli à l’Assemblée nationale avant de devenir Secrétaire du groupe des experts du Parti socialiste.

En 1994, je suis le Premier signataire de la motion Agir en socialistes au Congrès de Liévin. C’est cette même année que je deviens Membre du Bureau National du Parti Socialiste. J’y applique la parité au sein des instances du Parti.

Lors de la campagne présidentielle de 1995, je rejoins l’équipe de Lionel Jospin que je suivrai plus tard dans ses différentes missions.

J’ai toujours défendu le mandat unique, et me le suis appliqué comme un principe indérogeable.

En 1997, je suis élu Député de la Somme.

Je prends alors la présidence de la Mission d’information parlementaire sur les obstacles au contrôle et à la répression de la délinquance financière et du blanchiment des capitaux en Europe, plus connue comme “mission contre les paradis fiscaux”. Arnaud Montebourg en était le rapporteur. Les travaux que nous avons menés dans ce cadre ont donné lieu à plusieurs ouvrages et rapports sur Monaco, le Liechtenstein, la Suisse, le Luxembourg, le Royaume Uni et les îles britanniques.

Je suis fier d’avoir été être le porte-parole de la campagne présidentielle de Ségolène Royal en 2007. Avec tous ses soutiens, nous avons créé par la suite le courant Espoir à gauche. Deux ans plus tard, nous nous rassemblons avec Robert Hue, Jean Luc Benhamias, Daniel Cohn-Bendit, Christiane Taubira et Marielle de Sarnez pour créer le Rassemblement social, écologique et démocrate à Marseille.

Je suis fier d’avoir participé au vaste projet de refondation de l’école républicaine

Je participe à la campagne de François Hollande en 2012 comme responsable des questions éducatives, de la jeunesse, de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Le 16 mai 2012, je suis nommé ministre de l’Éducation nationale dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, pour mettre en oeuvre le vaste projet de refondation de l’école républicaine. Ce projet se traduit dans une grande loi d’orientation et de programmation qui consacre pour la première fois le principe d’inclusion scolaire.

De nouveaux programmes voient le jour, pilotés par un Conseil supérieur des programmes incluant spécialistes, des membres de la société civile et des représentants des différentes familles politiques. Nous créons aussi un conseil indépendant d’évaluation pour suivre les réformes qui donnent la priorité au primaire, relancent la scolarisation des moins de 3 ans.

Nous menons alors une conquête du temps scolaire dans l’intérêt des élèves et des parents, pour que le rythme et l’articulation des temps scolaire et péri-scolaire soient mieux équilibrés.

Les enseignants le savent : nous avons revalorisé les carrières, en particulier des professeurs des écoles et des professeurs de l’éducation prioritaire, mais aussi en titularisant les Auxiliaires de vie scolaire et en mettant en place la formation avec la création des ESPE.

J’ai préparé la réforme du collège, pour plus d’autonomie des équipes enseignantes, de nouvelles pratiques pédagogiques et du soutien aux élèves. En particulier, depuis 2012, 24 % d’élèves en situation de handicap supplémentaires ont été scolarisés en milieu ordinaire.

Et puis bien sûr, nous avons créé la Charte de la laïcité et l’enseignement moral et civique.

Face aux polémiques que nous avons subies car toute réforme dérange et sort chacun de sa zone de confort, ma priorité a été de protéger l’action du gouvernement et j’ai donc pris la décision de quitter le gouvernement.

Aujourd’hui même, s’il nous reste quelques ajustements à mener, nous n’avons pas à rougir du bilan de l’école, 4 ans après l’arrivée de la gauche au gouvernement : 42 338 postes ont été créés dans tous nos établissements scolaires, le décrochage scolaire est en baisse et les programmes scolaires sont plus progressistes.

En 2014, je suis élu au Parlement européen, où j’avais déjà exercé le mandat de député de 2004 à 2012. J’avais été le rapporteur de la troisième directive blanchiment, puis je me suis engagé en faveur d’une taxe Tobin verte.

Dès 2009, je me spécialise dans les questions d’affaires étrangères et en particulier les relations avec les pays du sud de la Méditerranée. A ce titre, j’ai été le rapporteur du Parlement Européen sur l’Union pour la Méditerranée, puis plus récemment en 2015, le rapporteur sur la stabilité politique et les défis sécuritaires dans la région de l’Afrique du Nord et du Moyen Orient.