« Ce n’est qu’en regroupant toutes ses forces autour des aspirations quasi unanimes de la Nation que la France retrouvera son équilibre moral et social et redonnera au monde l’image de sa grandeur et la preuve de son unité »,

Les Jours heureux, Programme du Conseil national de la Résistance, 15 mars 1944

Avant-propos

Devant les incertitudes d’un monde à nouveau instable, déchiré par les guerres, menacé par le terrorisme, et où les tensions entre les grandes puissances s’exacerbent, dans le bruit et la fureur que font à nouveau les démagogues et les pourvoyeurs de haine en France et en Europe, les Françaises et les Français doivent prendre la mesure des risques, des enjeux et des défis auxquels nous allons devoir faire face ensemble avec courage et force dans les années qui viennent.

Dans ce contexte troublé, alors que l’Europe est en difficulté, je veux que la France assure son unité, soit fidèle au meilleur de son histoire, trouve les ressources pour être à la hauteur de son idéal.

Je veux rassembler la Nation autour d’une ambition commune capable d’en appeler, individuellement et collectivement, au meilleur de nous-mêmes. Je suis candidat pour gagner en mai prochain et entraîner le pays vers son avenir.

Tel est le sens de ma candidature, et tel est le sens du projet que je vous propose. Ils s’inscrivent dans l’histoire du socialisme et de la gauche, et veulent prolonger cet élan dans l’avenir. Le progrès démocratique, le progrès social restent des horizons pour notre action.

Ma candidature se veut une candidature de respect, de sincérité, de force et de courage.

Je dirai la vérité aux Français et j’exigerai de chacun probité dans les comportements, sérieux dans les réflexions, considération à l’égard des personnes.

Je crois qu’il est possible de refuser les deux écueils ; celui d’une gauche qui, ne se mettant pas en situation de gouverner, accumule des promesses heureuses à tous ceux qui veulent les entendre, et celui d’une gauche qui, pour gouverner, croit devoir adopter les postures, et parfois davantage, de la droite.

Je veux une gauche rassemblée, capable de battre la droite, et d’agir pour le pays dans la fidélité à ses valeurs de liberté, de justice, de fraternité. À ses valeurs européennes et internationalistes aussi.

Ma conviction est que la France, si on lui propose clairement un chemin, saura l’emprunter.

C’est pourquoi je veux d’abord nous donner les moyens démocratiques de nous réunir, de nous respecter, de nous reconnaître et de travailler ensemble. Cela suppose une République moderne, où chacun est représenté, où la délibération est approfondie, où des majorités de gouvernement se bâtissent autour de priorités claires.

Cela suppose aussi une autre manière de gouverner, soucieuse des mises en œuvre, proche des citoyens, attachée aux réalités. Cela suppose enfin d’être ferme et clair sur nos valeurs. Je veux la République de tous les citoyens, sans exclusive, et la République pour tous, sans exclusion. Une République plus démocratique, plus fraternelle, plus solidaire et pleinement laïque.

Mes priorités sont claires : un new deal européen qui permette à l’Europe de se relancer, plus solidaire, plus généreuse, plus forte sur la scène internationale ; des Français protégés contre les insécurités du monde et de la menace terroriste ; des investissements pour l’École, l’université, la recherche, pour nous permettre de gagner la bataille de l’intelligence ; un nouveau mode de développement , de consommation, de production, de déplacement, qui préserve notre planète, ses ressources, sa biodiversité, et la santé des générations qui viennent ; le travail valorisé contre une société d’héritiers et où la dignité du travail soit aussi, pour tous, la dignité au travail ; une justice confortée dans son indépendance et ses moyens ; des solidarités renforcées entre générations, entre territoires, et entre citoyens.

Autour de ce projet fidèle à nos valeurs, je suis convaincu que les socialistes, les écologistes, les radicaux, les démocrates, et tous les républicains de progrès soucieux de refuser les idéologies de haine et d’abaissement, de conservatisme aussi, pourront se retrouver pour écrire ensemble une nouvelle page de notre histoire.

Écrivons-la ensemble.

Vincent Peillon

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