Ma déclaration de candidature

Mes chères concitoyennes, mes chers concitoyens,

 

Je suis candidat à la Présidence de la République.

Je suis candidat pour gagner.

La droite n’est pas une fatalité.

 

Bien ancré dans la tradition et dans les valeurs de la gauche, j’ai la volonté de les engager dans l’avenir et de répondre aux défis du XXIème siècle: celui de la justice et de l’égalité entre les citoyens, entre les territoires, entre les générations; celui d’un démocratie renouvelée, approfondie et vivante; celui d’un nouveau modèle de développement, préservant notre planète et notre santé; celui de l’Europe et d’un monde multipolaire où nous devons construire patiemment et résolument des normes sociales, démocratiques et environnementales.

Je veux une République moderne, démocratique, sociale, laïque et écologique mais aussi européenne et internationaliste.

Je veux la République de tous et pour tous.

Pour cela, je veux répondre à trois exigences.

 

D’abord une exigence de vérité : c’est la condition de la crédibilité. C’est le socle pour bâtir une nouvelle espérance.

Nous sommes les héritiers d’une longue et grande histoire qui a permis à la Gauche d’apporter à la France de grandes réformes.

Cette histoire nous fait honneur et elle est le patrimoine de tous les Français. Il nous faut être à sa hauteur.

On ne pourra pas être respecté des autres si nous nous respectons pas nous-mêmes.

Alors assumons ce que nous avons fait et ne faisons pas le jeu de la droite en nous dénigrant sans mesure. Nous serons d’autant plus crédibles pour marquer nos réserves, nos critiques et nos regrets, mais surtout pour en tirer des leçons pour l’avenir.

 

Ensuite une exigence de rassemblement : rien ne sera possible si nous ne sommes pas capables de nous unir.

Chacune et chacun mesure bien que la force et la grandeur du Parti Socialiste, celui de Jaurès, de Blum, de Mitterrand et de Jospin, a toujours été de savoir rassembler des femmes et des hommes dont les sensibilités pouvaient être différentes.

Aujourd’hui, nous le savons, cette capacité à nous rassembler est entamée.

Je veux unir le sens des responsabilités et la culture de gouvernement avec la passion de la transformation sociale et l’indignation devant les injustices du monde et de la société.

En dehors de notre primaire, d’autres candidats se présentent aux suffrages des Français. Nous devons les respecter, et nous préparer à dialoguer avec eux demain.

 

Enfin une exigence de responsabilité : j’ai quitté le gouvernement après deux ans d’action. Depuis lors, j’ai veillé, quels qu’aient pu être mes réserves et mes désaccords, à ne jamais entraver son action par des commentaires qui pouvaient l’affaiblir. Ni petites phrases, ni caricatures, ni attaques personnelles. Je resterai fidèle à cette ligne de conduite.

Elle me conduira aussi à ne promettre que ce que je pourrais tenir. Ni grand soir, ni terre promise. Il faut protéger notre démocratie de la démagogie qui la mine.

 

Mes chères concitoyennes, mes chers concitoyens,

 

En me présentant à la Présidence de la République, je veux pouvoir rassembler notre peuple, celui de l’hexagone et des outre-mer, autour d’une ambition commune : celle de la République de tous et pour tous.

Je sais pouvoir compter sur vous.

Vive la République, vive la France.
Vincent Peillon