Lettre de Vincent Peillon aux Français : « Je suis candidat pour faire gagner la gauche »

François Hollande, deuxième Président socialiste sous la Cinquième République après François Mitterrand, a jugé ne pas être en situation de se représenter devant les Françaises et les Français. Cette décision relève de sa seule conscience. Je la respecte profondément même si je la regrette. D’abord parce que je suis convaincu que les jugements sur l’action conduite sous sa responsabilité comme les jugements sur sa personne ne sont pas justes,  et qu’ils seront vite révisés. Ensuite parce que je pense que la campagne présidentielle aurait pu permettre de les corriger.

Mais l’heure n’est plus aux regrets. Elle est à la responsabilité.  Il nous faut maintenant regarder devant nous et relever le drapeau.

Chacun doit bien mesurer que la situation ainsi créée marque la gravité d’une crise politique nourrie, certes par des erreurs qu’il faut reconnaître lucidement, mais aussi par nombre de comportements irresponsables et déloyaux venus de nos rangs. La Gauche est divisée. Si elle ne se ressaisit pas, elle risque de laisser le champ libre aux aventures dangereuses portées par l’extrême-droite et aux régressions de la droite dont je ne veux pas pour mon pays. Le combat n’est pas entre nous, mais contre nos adversaires politiques.

L’heure est à l’engagement.  Elle est au sursaut politique.

Je suis candidat à la Présidence de la République car je ne me résous pas à cette situation.  L’avenir de notre pays, mais aussi celui de l’Europe, valent mieux que ces petites querelles incessantes qui nous abaissent et nous déshonorent.

 Et je suis candidat pour gagner.

Ma conviction est que seule la Gauche et les progressistes peuvent porter un espoir pour notre  pays et pour ses enfants. Chacune et chacun d’entre nous doit donner maintenant le meilleur de lui-même.

 

La France doit s’affirmer et nous devrons agir dans un contexte international difficile et nouveau. L’action de Vladimir Poutine sur la scène internationale, l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis, la guerre au Moyen Orient, la crise des réfugiés bouleversent notre environnement.

Le contexte européen lui aussi est troublé. Après le Brexit, le populisme menace tout le continent. L’Italie traverse une crise politique majeure. En Hongrie ou en Pologne des dirigeants mettent en cause les valeurs fondatrices de l’Europe. Par ailleurs, l’Union peine à réagir aux urgences et aux nouveaux défis qui se posent à elle, celui des migrants, celui de la croissance, celui du détachement des travailleurs européens. Face à ces multiples crises européennes, nous devons être capables de fixer un nouveau projet, de tracer un nouvel horizon.

Le contexte français est marqué douloureusement par des attaques terroristes et des menaces nouvelles qui ont déjà fait nombreuses victimes et nous imposent un devoir de responsabilité et une totale détermination.

Dans ce contexte difficile, une extrême Droite dangereuse et de plus en plus puissante est en embuscade. Elle a fini par imposer dans notre pays, comme à d’autres époques, les thèmes du déclin, du ressentiment et du rejet des minorités, donc les germes du conflit et de la violence. Elle dissimule derrière un vernis social la haine de l’autre qui toujours l’anime, de l’autre mais toujours des plus faibles.

Une Droite dure voudrait prendre sa revanche. Elle associe au conservatisme culturel, un libéralisme exacerbé qui veut rogner les protections des plus fragiles et accroître les inégalités. Les Français se plaignent de ne pas avoir assez de professeurs, de policiers et de gendarmes, de personnels de justice, et ils proposent d’en supprimer des centaines de milliers. Les Français sont attachés à leur modèle social et à leur santé, qui est leur première préoccupation, et ils veulent dérembourser des soins. Les Français sont fiers de leur histoire qui a porté les valeurs des droits de l’homme et du citoyen partout dans le monde, comme de l’indépendance de leur diplomatie, et aux moments où à Alep les populations civiles vivent un désastre humanitaire, elle nous propose de compromettre nos valeurs avec ceux qui en sont responsables.

Dans ce contexte, Je veux protéger la France et protéger les français.

Je veux protéger la France des menaces extérieures qui pèsent sur elle, et je veux protéger les Français des aventures et des régressions intérieures qui les conduiraient à s’opposer entre eux et les exposeraient à de rudes désillusions.

 

Pour cela, ma candidature veut répondre à trois exigences : une exigence de vérité, une exigence de rassemblement, une exigence de responsabilité.

D’ABORD, UNE EXIGENCE DE VERITE

Entre ceux qui qui tirent sans nuances sur des gouvernements auxquels ils ont appartenu la veille et ceux qui n’ont cessé d’attiser les divisions par des provocations successives et des ruptures inacceptables avec notre socle de valeurs communes, il faut s’imposer une exigence de clarté, de raison, et de justice.

C’est la condition de la crédibilité. C’est le socle pour bâtir une nouvelle espérance.

Nous sommes les héritiers d’une longue et grande histoire qui a permis à la Gauche d’apporter à la France de grandes réformes : suffrage universel, retraites ouvrières, école gratuite, obligatoire, laïque, assurance contre les accidents du travail, assurance maladie, liberté des associations, séparation des Eglises et de l’Etat, parité, non cumul, congés payés, semaine de quarante heures, de trente-neuf puis de trente-cinq, couverture maladie universelle…

Cette histoire nous fait honneur et elle est le patrimoine de tous les Français. Il nous faut être à sa hauteur.

C’est dans un contexte difficile marqué par un déficit considérable menaçant notre crédibilité européenne et nous mettant à la merci des marchés que la gauche a du gouverner après la victoire de 2012. Il fallait rétablir les comptes publics et les comptes sociaux, redonner à notre économie réelle une compétitivité qu’elle avait perdu.

Cela a été fait. Le déficit public a été réduit de 100 milliards à 60 milliards, les comptes sociaux ont vu leurs déficits divisés par deux depuis 2011, les entreprises ont retrouvé des marges. Cela a été fait sans abîmer notre modèle social et même en lui permettant de nouvelles avancées.

Après des années de destruction d’emplois et d’affaiblissement des services publics, la gauche a permis des recrutements dans la fonction publique, professeurs, policiers, gendarmes, de préserver notre modèle social  et même la conquête de nouveaux droits : remboursement de la contraception pour les mineures, remboursement de l’IVG, augmentation de la garantie jeunes, droit de partir à la retraite pour ceux qui ont commencé à travailler tôt, le mariage pour tous… L’augmentation des bourses étudiantes, l’augmentation de l’allocation de rentrée scolaire, l’encadrement des loyers, l’amélioration des carrières des enseignants, en particulier des professeurs des écoles primaires, des moyens nouveaux pour l’éducation prioritaire, la pérennisation des emplois d’auxiliaire de vie scolaire ont été réalisés.

Il faut en être fier. Nous n’avons pas à rougir de ce bilan et nous ne construirons pas davantage sur le dénigrement de nous-mêmes que sur nos divisions.

Quand on mesure ce que préconise la Droite, quand on regarde ce qui s’est passé dans les autres grands pays européens, on doit mesurer le caractère exceptionnel de cette politique.

La France a également permis d’assurer le maintien de la Grèce dans l’Europe et de lutter, en responsabilité, contre les menaces terroristes au Mali et à l’extérieur de nos frontières. La France a su aussi réussir la grande conférence de la COP 21. Elle a été exemplaire dans la dignité et la cohésion lorsqu’elle a été atteinte par les attentats terroristes qui ont tué lâchement sur notre territoire national des innocents.

L’action conduite doit donc être défendue. Il n’y aurait pas de plus beau cadeau fait à nos adversaires que de critiquer nous-mêmes notre action.

Cela n’interdit pas la lucidité ou des regrets.

Ils sont de trois ordres et doivent servir à éclairer l’avenir.

Le premier concerne d’abord la stratégie politique. Cela a été une erreur de ne pas savoir accueillir les démocrates de François Bayrou, qui pourtant avait fait son choix dans la clarté et appelé à voter pour François Hollande. Nous n’avons pas su non plus associer la Gauche, et nous avons perdu les écologistes. Le Gouvernement s’est appuyé sur une base de plus en plus étroite au sein même du Parti socialiste dont des sensibilités entières ont été exclues. Enfin , dans la préparation de la loi travail, c’est une faute  de ne pas avoir su associer suffisamment en amont les partenaires  sociaux et d’avoir brutalisé le Parlement par l’utilisation du 49.3.

Le second concerne ensuite la bataille idéologique. A l’étroitesse de cette base politique, s’est ajouté le fait de ne pas avoir su imposer nos thèmes et les grands engagements de notre action – école, social, industrie, consommation, logement, jeunesse.  Nous nous sommes trop laissés entraîner sur le terrain de nos adversaires : de la question des Roms à une conception identitaire de la laïcité, du soutien à des arrêtés sur le burkini ou à des propos tenus à l’étranger contre ceux qui faisaient preuve de générosité à l’égard des réfugiés.

Ensuite, des erreurs de fond ont été commises, qui auraient dû être évitées. On peut regretter de n’avoir pas su exiger des contreparties dans le cadre du pacte de responsabilité aux entreprises, d’avoir sous- estimé l’appréhension de la hausse de la fiscalité pesant sur les ménages les plus modestes et les classes moyennes. Nous avons eu tort de reculer sur l’écotaxe. Il a été malheureux de se fourvoyer, par rapport aux principes fondamentaux de la citoyenneté républicaine, dans le débat sur la déchéance de la nationalité.

C’est dans ce contexte et à partir de ce bilan que nous devons proposer un espoir et un chemin aux français.

 

ENSUITE, UNE EXIGENCE DE RASSEMBLEMENT

Rien ne sera possible si nous ne sommes pas capables de nous unir.

Le rassemblement  doit être entre nous d’abord et, de ce point de vue, la primaire est un instrument utile. Nous l’avons vu en 2012. La Droite vient d’en faire à son tour l’expérience. Chacune et chacun mesure bien que la force et la grandeur du Parti Socialiste, celui de Jaurès, de Blum, de Mitterrand et de Jospin, a toujours été de savoir rassembler des femmes et des hommes dont les sensibilités pouvaient être différentes.

Aujourd’hui, nous le savons, cette capacité à nous rassembler est entamée.

Nous devons unir le sens des responsabilités et la culture du Gouvernement avec la passion de la transformation sociale et l’indignation devant les injustices du monde et de la société.

Mais cela, qui sera déjà difficile, ne suffira pas.

Je veux dire clairement les choses. En dehors de notre primaire, d’autres candidats, et tout particulièrement Jean-Luc Mélenchon, qui a été longtemps un ministre compétent du Gouvernement de Lionel Jospin, et Emmanuel Macron, qui a participé à notre action économique, se présentent aux suffrages des français.

Une grande partie de leur force est liée, j’en suis convaincu, à notre faiblesse. A nous d’être meilleurs et de retrouver la force et l’attractivité dont, ensemble, nous avons su être capables à tant de moments de notre histoire.

Si je ne partage ni les vues de Jean-Luc Mélenchon sur la Russie de Vladimir Poutine, ni nombre de ses propositions, si je ne partage pas davantage la stratégie d’Emmanuel Macron et son orientation libérale sur le plan économique, nous devons respecter les hommes, leurs convictions, et nous préparer, une fois que nous aurons réussi à nous rassembler, à dialoguer avec eux. Il n’y a pas pire faiblesse que celle du mépris ou de l’insulte et la peur est toujours mauvaise conseillère.

Je suis socialiste, et je n’ai jamais songé à me définir autrement.

 

Je porterai, dans cette primaire, l’exigence du rassemblement des socialistes et de leurs amis les plus proches, mais, au-delà, je porterais, dans la campagne présidentielle, l’exigence du rassemblement, dans le respect de chacun, par la délibération et le contrat de gouvernement, de tous les républicains de progrès qui ne veulent ni de la Droite conservatrice et ultra-libérale de Monsieur Fillon ni de l’extrême Droite de Madame Le Pen.

Ma conviction et mon expérience m’ont conduit à considérer que pour conduire les vraies réformes dont notre pays a besoin il convient d’avoir du temps et une majorité large.

 

ENFIN, UNE EXIGENCE DE RESPONSABILITE

Cette crise appelle le sursaut. C’est pourquoi notre primaire doit être un exercice de clarification. Elle exige une éthique politique. Il ne s’agit ni d’un congrès de parti, ni d’un exercice d’autodénigrement. Il ne s’agit pas de s’affronter les uns les autres. Je ne me définis par rapport à personne et je ne suis la créature de personne. 

Il s’agit pour moi de proposer aux Français un projet de justice et d’émancipation, dans la fidélité à mes valeurs, qui sont celles du socialisme républicain.

Je conduirai donc cette campagne avec un souci permanent d’éthique politique. Ni petites phrases, ni caricatures, ni attaques personnelles. J’ai quitté le gouvernement après deux ans d’action. Depuis lors, j’ai veillé, quelqu’aient été mes désaccords ou mes réserves, à ne jamais pouvoir entraver son action par des commentaires qui pouvaient affaiblir ma famille politique. Je resterai fidèle à cette éthique politique.

Cette éthique politique me conduira aussi à ne promettre que ce que je pourrais tenir. Ni grand soir, ni terre promise. Il faut protéger notre démocratie de la démagogie qui la mine.

La politique ne peut être un jeu de tromperies. Tous les débats sont utiles. Toutes les analyses et les propositions sont les bienvenues. Mais l’on ne peut rien construire de durable et de solide sur des propositions bonnes pour plaire aux oreilles qui les écoutent, mais impossibles à mettre en œuvre.

Aujourd’hui, deux attitudes se font face. Il y a d’abord ceux qui, sous prétexte de l’adaptation à l’Europe et à la mondialisation, voudraient défaire notre modèle social. C’est la position de la Droite de François Fillon, mais c’est aussi celle d’une partie de la Gauche fascinée par les vertus de la déréglementation et de la concurrence. Version dure ou version douce de la Thatcherisation, elle est une erreur, à contresens de l’histoire.

Mais il y a aussi ceux, à Gauche ou ailleurs, qui pensent que, pour préserver notre modèle social, il faudrait tourner le dos à l’Europe et à la mondialisation. Là où un responsable aussi déterminé qu’Alexis Tsipras a dû admettre que l’Europe était une solution et non un problème, eux le pourraient! Je ne le crois pas. Ils ne préparent pas des lendemains qui chantent mais qui déchantent.

Les uns comme les autres partagent un même postulat même s’ils en tirent des conclusions opposées : ils opposent la République à l’engagement européen et à l’insertion dans la mondialisation. C’est une erreur.

Le chemin que la France doit emprunter n’est pas celui-là.

Il n’y a pas contradiction entre la République, l’Europe et le monde. Il nous faut rester fidèle aux leçons de Jaurès et de Mitterrand qui n’opposaient pas la nation à l’Europe, pas davantage que la nation à l’internationalisme. Tout au contraire, la République française s’est toujours construite dans une perspective qui la dépasse, en portant des valeurs universelles.

Ce n’est pas l’Europe qui fait que notre système scolaire est un des plus inégalitaires des pays de l’OCDE, ce n’est pas elle non plus qui est responsable de la ségrégation des territoires ou de notre incapacité à investir dans la grande bataille de l’intelligence, de la recherche et de l’innovation.

Je veux donc porter le projet d’une République moderne, dans l’Europe et la mondialisation.

Cela suppose, bien entendu, de peser de tout notre poids en Europe, pour donner à celle-ci d’autres règles et d’autres priorités. Il en va de même dans une mondialisation qui doit être corrigée pour que les désastres économiques, sociaux, environnementaux, et maintenant politiques soient évités.

 

Notre République doit être pleinement européenne et pleinement universaliste. Héritière de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen proclamant « l’universalité du genre humain », elle nous convoque à engager  ce combat avec détermination et constance.

En France, je veux d’abord établir la République pour tous. Notre République est démocratique, sociale et laïque, et la vérité est que ces trois déterminations sont liées. Mais cette promesse, aujourd’hui, n’est plus suffisamment tenue, et c’est là la cause majeure de la montée de l’extrême Droite. La responsabilité exige aujourd’hui de refondre notre pacte républicain.

C’est pourquoi je veux pour la France de nouvelles conquêtes démocratiques qui permettent une meilleure délibération et une meilleure participation des citoyens. Pas de République sans Républicains. Démocratie politique, démocratie sociale, démocratie locale doivent y concourir de concert. Il va nous falloir redonner des pouvoirs au Parlement, mieux équilibrer les pouvoirs entre l’exécutif et le législatif, assurer une meilleure représentation, non seulement des familles politiques, mais aussi des représentants des territoires et de la société.

Je veux aussi une République qui se rappelle qu’il n’y a pas de liberté sans justice et qui se fixe comme priorité de lutter contre les inégalités qui minent notre cohésion nationale, fragilise l’autorité de nos institutions et contribuent à mettre en danger l’ordre public. La justice n’est pas l’ennemie de l’efficacité. Elle en est la condition. De nouvelles perspectives doivent être tracées pour lutter contre la ségrégation scolaire, la ségrégation territoriale et les risques liés aux nouveaux parcours de vie personnels et professionnels.

Enfin, je veux une République qui soit fondée sur une laïcité dont les principes de séparation et de neutralité garantissent bien la liberté de conscience à chacun et traite  également tous les citoyens. La laïcité n’a pas besoin d’adjectif. Elle ne doit pas être instrumentalisé contre une religion. Il ne faut pas qu’elle serve non plus à éluder la question sociale. Mais un Etat neutre n’est pas un Etat faible. L’idéal laïque comme idéal de tolérance et de justice, d’émancipation et respect, doit se défendre, s’enseigner, se partager.

Cette République moderne à laquelle je vous appelle c’est celle de la France que nous aimons. Elle doit voir loin et tourner tous ses efforts vers l’avenir. Former notre jeunesse, lui donner les moyens de son émancipation, de la culture et de son insertion dans l’emploi doit être notre priorité. Nous devons poursuivre et compléter la refondation de l’école républicaine pour plus de justice et de réussite. Permettre à nos créateurs, nos chercheurs, nos entreprises, nos ingénieurs, nos fonctionnaires, nos agriculteurs, tous connus dans le monde entier pour leur créativité et leur excellence, de donner et de transmettre le meilleur d’eux-mêmes, doit être notre obsession de chaque instant. Notre action publique doit être à leur service et non pas les contraindre, les empêcher ou les décourager. Il nous appartient de préparer ensemble le monde de demain, celui d’une société numérique et d’un développement durable, et d’y faire vivre les valeurs de liberté et de justice qui sont celles de notre famille et le bien précieux dont nous avons maintenant la garde. De ce point de vue, la question de la transition écologique et des biens communs doit être inscrite au coeur de notre action.

Exigence de vérité, de rassemblement et de responsabilité, telles sont les trois exigences qui vont me guider pour porter devant les Français le projet d’une modernité républicaine. En me présentant à la Présidence de la République, je veux pouvoir rassembler notre peuple, celui de la métropole et des collectivités d’outre-mer, autour d’une ambition commune : celle de la République de tous et pour tous.

 

Je veux, avec vous, faire naître dans notre pays une envie et lever un espoir.

Je veux, avec vous, donner à la gauche sa chance et son avenir.

Je veux, avec vous, faire réussir la France.

Je veux, avec vous, l’engager dans la modernité avec la force de ses valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.

Je veux, avec vous, gagner cette élection présidentielle et agir au service de nos concitoyens et de notre idéal.

 

Nous le devons et, j’en suis convaincu, nous le pouvons.

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